Si un site a copié votre article, la démarche efficace tient en quatre étapes : constituer des preuves (captures, dates), demander le retrait au site copieur, puis à son hébergeur, et signaler les pages à Google via son formulaire d’atteinte aux droits d’auteur (procédure dite DMCA) pour les faire disparaître des résultats de recherche. Cette dernière étape est souvent la plus dissuasive : un contenu volé qui ne sort plus sur Google ne rapporte plus rien au voleur.
La marche à suivre, dans l’ordre #
| Étape | Comment faire | Délai constaté |
|---|---|---|
| 1. Prouver l’antériorité | Captures d’écran datées des deux pages, votre date de publication, version archivée (Wayback Machine) | 15 minutes |
| 2. Demander le retrait au site | Mail factuel via son formulaire de contact : URL copiée, URL originale, demande de retrait sous X jours | Réponse en jours, quand il y en a une |
| 3. Notifier l’hébergeur | Identifier l’hébergeur (mentions légales du site, Whois) et utiliser son formulaire d’abus — efficace surtout en Europe | Quelques jours si l’infraction est nette |
| 4. Signaler à Google | Formulaire « atteinte aux droits d’auteur » (Search Console / support Google) : œuvre originale + URL du contenu copié | Traitement en 1 à 10 jours en général |
Comment découvrir les copies de vos contenus #
Le test le plus simple : copiez une phrase bien à vous entre guillemets dans Google et regardez qui la publie. Les détecteurs de plagiat en ligne automatisent la recherche sur des textes entiers, et une recherche d’image inversée (Google Images, TinEye) fait le même travail pour vos photos. Inutile d’en faire une surveillance quotidienne : un contrôle de vos articles les plus performants de temps en temps suffit — ce sont eux qu’on vole.
Faut-il aller plus loin en justice ? #
La copie de vos textes et photos est une contrefaçon, qui peut donner lieu à une action civile en dommages et intérêts. En pratique, le retrait et la désindexation règlent l’immense majorité des cas de blogueurs, et l’action judiciaire ne se justifie que pour un préjudice sérieux (copie massive et monétisée, concurrent direct). À ce stade, passez par un avocat en propriété intellectuelle — et chiffrez froidement ce que le procès coûterait par rapport à ce qu’il rapporterait.
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Le site copieur est à l’étranger : est-ce perdu ?
Non : le signalement à Google fonctionne quel que soit le pays du site, et c’est justement l’arme la plus utile contre les sites injoignables.
Un site reprend mes débuts d’articles avec un lien : est-ce du vol ?
Un court extrait lié à la source relève de la citation et vous apporte du trafic. Le problème commence quand l’essentiel de l’article est repris — appliquez alors la même procédure.
Dois-je mettre une mention « © tous droits réservés » pour être protégé ?
Non, la protection est automatique dès la création, sans dépôt ni mention. La mention a un seul intérêt : rappeler la règle aux copieurs de bonne foi.
Et si c’est une newsletter ou un compte social qui republie mes contenus ?
Chaque plateforme (Substack, Instagram, X, Facebook…) a son propre formulaire de signalement pour violation de droits d’auteur — même logique : votre original, l’URL de la copie, votre identité.
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